Réaliser l’image d’un disque dur avec Testdisk

Le disque dur de ma chère maman a rendu l’âme… J’ai donc récupéré la bête, pour voir si y’avait moyen de récupérer des choses dessus.

Une fois branché sur mon ordinateur, j’accède en apparence aux fichiers qui se trouvent dans son /home sur la partition EXT4. Mais en apparence seulement, car après quelques minutes à copier des fichiers, le disque dur lâche prise, faisant un bruit similaire à celui qu’il ferait si on le débranchait soudainement du courant, pour ensuite le rebrancher.

J’ai donc pataugé un moment, essayant de copier les fichiers avec plus ou moins de succès, avant de me pencher sur une vraie solution qui je pense vous intéressera. Car oui, lancer une récupération de fichiers sur un disque dur défectueux, ce n’est pas le pied. D’abord parce que ce n’est pas fiable, ça plante tout le temps et ensuite parce que cela risque d’endommager encore plus le disque dur.

J’ai donc installé Testdisk dont je vous ai déjà causé, pour réaliser une copie bit par bit du disque dur, soit 1,5 To. Cette copie sera un clone identique du disque, cela veut dire que vous pourrez récupérer dessus tous les fichiers même ceux qui ont été effacés par inadvertance. Pour cela, il faut donc télécharger Testdisk ici qui a la particularité de fonctionner sur tous les OS (Linux, macOS et Windows).

Lancez ensuite Testdisk (avec sudo) :

sudo ./testdisk

Au lancement, celui-ci vous propose de créer un fichier de log. Sélectionnez “Create”.

Puis il vous affiche les partitions à dispo. Repérez-vous à l’aide de la taille de votre disque ou vérifiez dans les propriétés du disque sur votre OS, si celui-ci est physiquement le disk0, disk1…Etc. Vous notez sur ma capture que j’ai le choix entre /dev/disk3 et /dev/rdisk3. Il s’agit du même disque à la différence que “rdisk” donne un accès direct au disque dur alors que “disk” est bufferisé.

Choisissez donc /dev/rdiskx, qui sera 10 à 20 fois plus rapide en lecture.

Ensuite niveau partition détecté, il m’indique que ma table de partition est de type “Intel”. Cela englobe l’EXT3, EXT4, FAT, FAT32, NTFS…etc. Choisissez “Intel” si c’est un disque PC.

Puis là vous avez le choix. Si vous sélectionnez “Analyze” vous pourrez effectuer une récupération directe de données. Moi je veux juste sauvegarder le disque dur pour ensuite récupérer les données sur cette image qui ne se dégradera pas. Je sélectionne donc “Advanced”.

A ce stade, il me propose les partitions du disque. Rien à faire du Swap, je sélectionne directement la partition Linux, celle qui a la plus grande taille (Size).

Enfin, Testdisk me demande où je veux copier cette image disque. Parcourez votre disque dur, placez vous dans le bon dossier et appuyez sur la touche “C” comme “chose” en anglais.

Et voilà, la copie commence… Cela peut être très long si votre disque est gros, donc soyez patient. Testdisk est suffisamment malin pour reprendre là où il en était si le disque plante donc au bout d’un moment, vous devriez avoir une copie exacte (clusters foireux compris), nommée “image.dd”, de votre disque.

Vous pourrez ensuite lancer une récupération traditionnelle dessus, avec Testdisk ou un autre outil comme Disk Drill sous macOS (capture écran ci-dessous) ou Windows, ou le monter sur votre système ou vous en servir pour refaire une copie des données sur un disque fonctionnel. Je ne rentre pas dans ce détail, à vous de voir. (Tip : Sous macOS, il faut renommer image.dd en image.img pour pouvoir la monter via l’utilitaire de disques) Testdisk est un outil très puissant qui vous permet de faire tout un tas de choses avec des supports foireux ou sur lesquels des partitions ou des données ont été perdues. Je vous invite à lire la doc qui se trouve ici.

Moralité : Ne faites pas comme maman, faites des backups !

Cet article merveilleux et sans aucun égal intitulé : Réaliser l’image d’un disque dur avec Testdisk ; a été publié sur Korben, le seul site qui t’aime plus fort que tes parents.

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